UNICEF appelle les gouvernements, les donateurs et le secteur privé à investir davantage dans l’éducation.

Le cas de l’investissement pour l’éducation et l’équité est l’un des rapports que l’UNICEF publie cette année avec le soutien de la Fondation Bill et Melinda Gates. 

Selon un communiqué de l’Agence des Nations Unies , le rapport a examiné les défis liés à l’éducation aujourd’hui et conclu que la réalisation de l’éducation primaire universelle n’est pas encore à notre portée. Les progrès ont stagné au cours des dernières années et les enfants les plus marginalisés demeurent exclus de l’éducation et de l’apprentissage. C’est pourquoi l’UNICEF exhorte les gouvernements partout dans le monde, y compris en Haïti, à augmenter le financement de l’éducation, afin d’assurer sa qualité, et d’adopter une approche équitable en donnant la priorité aux besoins des enfants les plus marginalisés.

Alors que les ressources publiques pour l’éducation diminuent, il est important de se rappeler que les conséquences d’une génération d’enfants sans éducation sont dramatiques. L’éducation est un droit, l’éducation est un facteur de santé et de bien-être. L’éducation, surtout l’éducation des filles est également un outil puissant pour créer de la croissance économique et améliorer les conditions économiques et sociales. Aujourd’hui en Haïti seulement un enfant sur deux ou moins termine l’enseignement primaire. En plus de cela, les rapports montrent un sérieux manque de qualité de l’éducation: moins de 1 enfant sur 5 passe du primaire à l’enseignement secondaire et la plupart de ceux qui atteignent la 4e année ne savent ni lire ni écrire correctement.

En Haïti moins de 20% du budget public est dédié à l’éducation, 20% des dépenses liées à l’éducation atteignent les zones rurales, où environ 60% de la population d’Haïti se trouve. Ce déséquilibre donne un fort désavantage pour les enfants marginalisés qui atteignent généralement les plus bas niveaux de l’éducation. En Haïti, les filles des zones rurales les plus pauvres ont une moyenne de quatre années d’enseignement à l’âge de 23 à 27 par rapport à 10 ans pour les filles des zones rurales les plus riches.

Une telle crise dans le secteur de l’éducation est directement corrélée à la pauvreté, à la santé et au manque de bien-être. Outre les attentes futures de revenu, l’éducation sauve des vies. En Haïti, le taux de mortalité des moins de cinq pour les enfants dont les mères sont sans instruction est supérieur à 110 pour mille, mais tombe à 75 pour mille pour les enfants de mères qui ont un diplôme secondaire ou supérieur. L’UNICEF appelle le Gouvernement d’Haïti et les donateurs à augmenter leurs dépenses afin que chaque enfant, en particulier ceux qui sont marginalisés, puisse avoir accès à une éducation de qualité. Le secteur privé peut et doit jouer un rôle crucial en contribuant à combler les inégalités.

EJ/Radio Métropole Haïti

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